La Rivière

Présentation Générale :

La Dordogne prend sa source dans le Massif central plus précisément dans la région du Mont-Dore, où se situe le Puy de Sancy, le plus haut sommet du massif central, culminant à 1885m d’altitude. La neige et le glasses fondantes, ainsi que les nombreuses pluies sur les reliefs exposés aux vents d’ouest dominant, forment la Dordogne en cherchant le meilleur chemin pour gagner l’océan atlantique. Elle devient progressivement une véritable rivière à partir de la Bourboule. Son cours est perturbés par la traversé des terrains calcaire d’époque tertiaire, voire secondaire, qui obligent la rivière à contourner les imposantes falaises calcaires. , formant de nombreux méandre et les fameux singles. Elle parcourt donc 483 km avant de rejoindre la Garonne pour former l’estuaire de la gironde au niveau du bec d’Ambès. Elle traverse 6 départements (Puy de Dôme, Corrèze, Cantal, Lot, Dordogne, Gironde) et ces affluents sont : la Cère à Bretenoux, la Vézère à Limeuil et l’Isle à Libourne.

Dans sa partie amont, d’importantes unités de production hydroélectrique jalonnent la rivière. 5 d’entre eux vont produire à eux seuls la même quantité d’énergie qu’un réacteur nucléaire.

L’Unesco a intégré en 2012 le bassin de la Dordogne dans le réseau mondial des réserves de Biosphère pour «la qualité de son patrimoine naturel et ses pratiques d’expérimentation et d’apprentissage du développement durable» et réhabilitation des poissons migrateurs.

Le Milieu :

La vallée de la Dordogne abrite une biodiversité d’espèces végétales et animales remarquable à l’échelle nationale, européenne et mondiale. Ainsi de nombreuses espèces rares et menacées sur d’autres territoires subsistent dans la vallée de la Dordogne et notamment autour des milieux aquatiques.

Les poissons : La Dordogne est l’une des plus fameuses rivières d’Europe pour ses poissons migrateurs. Toutes les espèces d’Europe de l’ouest y sont représentées : l’esturgeon européen, le saumon atlantique, l’anguille européenne, la grande alose, l’alose feinte, les lamproies marine et fluviatile, ainsi que les migrateurs plus occasionnels que sont la truite de mer, le mulet et le filet.

Les mammifères : La vie sauvage utilise la présence du cours d’eau, et surtout ses berges, comme lieu de vie. Celles-ci sont à la jonction de deux écosystèmes : celui de la rivière et celui de la plaine alluviale (ou de sa bordure rocheuse). Elles sont donc influencées par ces deux milieux, ce qui permet d’obtenir une grande diversité d’espèces.

Les oiseaux : Le martin-pêcheur se trouve sur l’ensemble de la Dordogne, creusant son terrier dans les banquettes de terre dégagées par les crues. Dans toute la vallée se développent les rapaces qui trouvent des terrains de chasse et des sites de nidification dans les forêts des pentes, sur les plateaux ou dans le fond de la vallée. Les terrains dégagés sont le repère de la buse variable, du busard, de l’épervier, du milan noir et milan royal, ainsi que de la bondrée apivore, le circaète Jean-le-Blanc, l’autour des palombes et l’étonnant aigle botté dont plusieurs couples nichent chaque année en Dordogne. Autre oiseau présent, le héron sandré, qui vit au bord des eaux où il pêche divers animaux aquatiques. L’aigrette, oiseau cousin du héron, remonte de l’estuaire comme ce dernier. Ce majestueux échassier tout de blanc vêtu à la tête ornée d’un faisceau de plumes. L’aigrette et le héron sont des oiseaux de pays chauds qui, le printemps venu, s’installe ne dans la région, propice à leur reproduction et nidification, avant de les regagner à la fin de l’été. A Bergerac, on y rencontre facilement le martin pêcheur, présent sur toute la partie du plan d’eau. Ce vif petit oiseaux plonge en moins de 1/10e de seconde et remonte tout aussi rapidement avec sa proie. Les martin-pêcheur sont parmi les plus élégants de la gente ailée. Perché, immobile, à l’extrémité d’un roseau ou sur une branche souple au dessus de l’eau, il scrute le fond de l’eau. Faute de poisson, il peut se contenter d’insecte, de larve aquatique et de têtards qu’il capture pour les rapporter à sa nichée affamée.